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  • Les angoisses qui nous guettent…

    Dans son article paru dans le monde du 30 octobre Serge Tisseron parle de  « l’angoisse de perte de liens ».

    Angoisse image

    Je cite :

    « En mars 2020, nous avons été brutalement confrontés à quatre formes d’angoisse rarement réunies :

    • l’angoisse de mort physique, avec le risque de contracter la maladie ou de la transmettre à nos proches à notre insu ;
    • l’angoisse de mort sociale avec l’impossibilité des rencontres et les menaces sur les emplois ;
    • l’angoisse de mort psychique, chez de nombreuses personnes incapables de se tenir compagnie à elles-mêmes et que la rupture des liens habituels a menacé de vide mental ;
    • et même l’angoisse de disparition de l’espèce humaine, agitée par certains collapsologues.

    Enfin, ne sous-estimons pas l’impact des changements successifs d’avis du gouvernement, notamment sur les masques, et les désaccords des scientifiques largement étalés sur la place publique.

    Ces angoisses inévitables, aggravées par l’usage d’expressions maladroites et anxiogènes comme « gestes barrières » au lieu de « gestes de protection », et « distanciation sociale » au lieu de « distanciation physique », ont affecté chez beaucoup les trois piliers de l’identité subjective et sociale : l’estime de soi, la certitude d’aimer et d’être aimé, et la capacité de se sentir reconnu et intégré dans sa communauté.

    Les conséquences sont chiffrées. D’après une étude du groupe scientifique de l’Epi-Phare regroupant l’Agence nationale de sécurité du médicament et la Caisse primaire d’assurance-maladie, 480 000 traitements hypnotiques et 1,1 million de traitements anxiolytiques supplémentaires ont été délivrés en six mois par rapport à ce qui était attendu, avec une augmentation respectivement de 3 % et de 5 % des nouveaux patients traités pour ces affections. »*

     

    Il est clair que nous vivons une période inédite. N’hésitez pas à parler avec vos proches de vos peurs. Et si vous ne voulez surtout pas échanger avec eux sur ce que vous estimez comme « vos faiblesses », cherchez de l’aide. Il est important pour tout un chacun de trouver une oreille attentive.

    Evidemment, vous pouvez aussi écrire, dessiner, vous défouler d’une manière ou d’une autre. Cependant, les angoisses peuvent être sournoises et vous déstabiliser sans que vous l’ayez vu venir. Et aussi venir à la surface dans des rêves, voire des cauchemars. Dans ce cas, n’hésitez pas à chercher de l’aide professionnelle.

    Sans pour autant prendre des médicaments, parler à un psychologue, un coach ou un thérapeute, peut s’avérer salvateur.

    Je suis à votre écoute et fais des séances via skype ou téléphone. N’hésitez plus. Ça peut vous faire du bien !

    Pendant le confinement séances de 30 minutes par visio ou téléphone : 30 euros pour les particuliers, 50 euros pour les entreprises.

     

    *source : https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/10/30/serge-tisseron-quelle-place-pour-la-sante-psychique-des-francais-confrontes-au-covid-19-et-au-terrorisme_6057839_3232.html