Après l’épreuve
Du burn-out au plaisir de travailler
Mon témoignage : 10 ans de burn-out lancinant dans l’événementiel, puis le plaisir de travailler retrouvé. Je vous accompagne près de Lisieux ou en ligne.

Il y a, selon moi, deux formes de burn-out : un fulgurant et un lancinant.
Le burn-out fulgurant
Pour les personnes faisant un burn-out fulgurant, les choses ont le mérite d’être claires. Le corps et l’esprit s’accordent pour marquer un stop net et précis. Tout s’arrête. La personne ne veut plus rien et surtout ne peut plus rien faire. Les symptômes physiques oscillent entre insomnies, problèmes plus ou moins graves de santé et une immense fatigue. Les symptômes psychologiques sont d’ordre plus flou : avoir peur de tout, avoir des pensées noires et des « à quoi bon », se sentir incapable de faire quoi que ce soit, se sentir incompétent, être stressé pour un oui ou pour un non, etc.
Le burn-out lancinant, celui que j’ai vécu
Pour le burn-out lancinant, tout est un peu plus long dans le temps. Je le sais, car je fais partie des personnes ayant vécu ce genre-là. Il y a des phases plus ou moins aiguës. Les symptômes décrits plus haut sont identiques, si ce n’est qu’ils ne se présentent pas tous en même temps, ce qui permet en quelque sorte de tenir. Tout dure dans le temps.
Et pourquoi ? Pour ma part, il y avait une raison particulière à cela. Je ne pouvais pas me laisser aller à 100 %, car je ne mettais pas uniquement moi en danger, mais aussi ma famille. Je n’étais pas salariée, mais intermittente. Comment faire dans ce cas ? Je me sentais tellement responsable des miens qu’il était hors de question de ne plus rien maîtriser du tout…
Comme si nous maîtrisions quoi que ce soit dans la vie…
En tout cas, pendant 10 ans, dès que je devais partir sur un événement, je le faisais avec la boule au ventre. Le matin avant de partir, j’avais tellement mal au cœur que je n’arrivais pas à avaler quoi que ce soit. J’ai eu régulièrement des idées très sombres pour éviter de devoir partir. Pourtant, une fois sur place et dans l’action, j’effectuais mon travail plutôt bien. Bien sûr, car avec plus de 25 ans d’expérience, j’avais acquis quelques automatismes. Je suis une professionnelle…
Ce que j’ai appris de cette situation, c’est que tôt ou tard, il faut écouter son corps et son intuition. Quand on en fait trop, on le sent. Ignorer les signaux, ce n’est que tenir un peu plus longtemps avant de sombrer. Et cela peut avoir des conséquences plus graves.
La crise sanitaire, un tournant
La crise sanitaire a été pour moi un tournant. Je n’étais plus en burnout depuis des années, car j’étais déjà devenue coach et avais le recul nécessaire pour faire mes deux métiers côte à côte.
L’arrêt contraint et forcé de la pandémie a été le moment pour moi de passer à autre chose. Car oui, j’ai pu arrêter sans me sentir coupable. J’ai pu m’octroyer ce temps de l’introspection, des lectures, du repos, etc. J’ai eu la chance de ne pas tomber malade et d’avoir encore quelques réserves sur les comptes en banque pour tenir avec ma famille.
Je suis très reconnaissante d’avoir eu cette opportunité de tout arrêter. Cette introspection et ces deux années en suspens m’ont apporté beaucoup. J’ai énormément travaillé sur moi, par des lectures, l’écriture, des actions entreprises pour le bien commun. Enfin, je connais mes priorités. Je me dis que si, après 50 ou 55 ans, on en est toujours à faire des choses par obligation, et pas par conviction ou parce qu’on aime les faire, c’est que je n’aurais vraiment rien compris à la vie. Et la vie est précieuse. Je veux pouvoir dire que j’ai fait de mon mieux et que je ne suis pas mécontente du résultat, malgré ou grâce à certaines actions. On fait tous des erreurs, mais du moment qu’on apprend quelque chose, c’est plutôt bénéfique, non ?
Retrouver le plaisir de travailler
Tout ça pour dire que j’ai retrouvé le plaisir de partir travailler. Je reste active dans beaucoup de domaines différents : coaching, thérapie, enseignement, événementiel, accueil en chambres d’hôtes…
J’avoue que l’accompagnement des personnes en coaching et en thérapie est le plus gratifiant, car on voit la transformation au fil des séances. Le développement personnel, la connaissance de soi et le non-jugement aident à prendre conscience de sa valeur. Quand un coaching est fini, je vois avec un immense plaisir comment mes clients ont retrouvé le sourire et la confiance en leurs capacités. Je leur dis merci.
Et en même temps, je dis merci à la vie de me donner tant de leçons. Et je compte bien continuer à apprendre.
Vous sortez vous aussi d’un burn-out ? Voici comment je vous accompagne pour vous reconstruire après un burn-out, au cabinet près de Lisieux ou en ligne.
Pour aller plus loin
Se reconstruire après un burn-out, avec une coach près de Lisieux et en ligne

